La génèse du Flamenco…ou tout du moins une partie de son histoire.

Si la terre natale  du Flamenco est l'Espagne, le sang qui coule dans ses veines est un subtil mélange issu de la rencontre de peuples bien différents les uns des autres (tziganes, maures, espagnols, Juifs séfarades).

Les Tsiganes qui parcoururent l'Europe depuis l'Inde jusqu'à rejoindre la terre ibérique où ils s'installèrent après un long périple à travers l'Iran, la Turquie et la Grèce, il y a quelques siècles , ainsi que les Maures et les Espagnols, laissèrent des influences culturelles très variées, dont le Flamenco.

En l’an 711, les Maures conquirent "l'Al Andalus" et maintinrent leur domination jusqu'à leur expulsion finale de Grenade par le roi Ferdinand et la reine Isabelle en 1492.

Ainsi, durant ces siècles, les envahisseurs mauresques ne démolirent pas : ils assimilèrent.
Les nations conquises eurent le droit de conserver leurs religions originelles.
L'Espagne en tira un bénéfice musical immense, et l'on peut encore entendre dans le Flamenco l'influence arabe.

Pendant la période de domination Maure en Espagne (711-1492), les gitans, originaires d'Inde, atteignirent l'Espagne et reçurent l'autorisation d'y rester.
Après le départ des Maures, les tolérances culturelles qu’ils accordaient ne subsistèrent pas.
Ainsi en 1499, les premières lois contre les gitans apparurent, le nomadisme fut déclaré hors la loi.
Les gitans abandonnèrent les villes et se réfugièrent dans les collines et les grottes. Ces grottes troglodytes que l’on aperçoit dans les alentours proches de Grenade.

Leur isolement par rapport à la société les renferma dans un développement artistique séparé.
Le Flamenco fut finalement créé par la fusion du "Cante Gitano" avec la musique traditionnelle andalouse.

C'est vers la fin du 18ème siècle que l'attitude officielle à l'égard des Gitans commença à s'assouplir.

 Et c'est dans la deuxième partie du 19ème siècle que le Flamenco devint un art présenté au public.

Les "Cafés cantante" apparurent servant aussi à rapprocher les traditions Andalouse (Malaguenas, Verdiales, Granadinas, Tarantas) et Gitane (Seguiriyas, Soleares, Martinetes, Bulerias, Tangos...)

Le chanteur était alors le personnage principal, mais, avec le temps les danseurs prirent de plus en plus de place sur la scène flamenca, accompagnés de la guitare.
Le flamenco a été et reste le reflet de l’âme gitane Andalouse dans toute sa souffrance.
Aujourd’hui, en se modernisant le flamenco ne renie en rien ses origines, il s’adapte à son époque tout en conservant la force et la diversité de son expression.


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